Alors que la demande de produits biologiques et respectueux de l’environnement poursuit son essor, le greenwashing vient compliquer les choix d’achats des consommateurs. Véritable frein vers une consommation plus raisonnée, le greenwashing est un as en matière de dissimulation et est difficilement repérable, notamment dans les cosmétiques. Dans cet article, on partage avec vous 4 astuces pour vous permettre de contourner les pièges du greenwashing et sélectionner ainsi des cosmétiques véritablement sains et éthiques.

Le Greenwashing, c’est quoi ?

Définition du greenwashing

Le terme de greenwashing est la contraction des mots “green” (vert) et “brainwashing” (lavage de cerveau). Aussi appelé éco-blanchiment ou verdissage, le greenwashing est une méthode de marketing qui a pour but de donner une image écologique à un produit qui ne l’est pas.

Les marques entretiennent l’illusion d’être éthiques et engagées, notamment en utilisant des termes ou codes couleurs qui portent à confusion. Alors que de plus en plus de consommateurs recherchent des produits sains et écologiques, le greenwashing s’immisce partout et concerne tous les secteurs : transport, textile, alimentation, cosmétique, tourisme…

Les dangers du greenwashing dans les cosmétiques

Vous avez à cœur d’opter pour des cosmétiques dont la composition respecte votre santé et la planète ? Seulement voilà…Vous avez peut-être affaire à un cosmétique trompeur. 

Alors que vous pensez utiliser un produit naturel et sain, votre cosmétique “verdi” est très probablement néfaste pour votre peau et l’environnement.  

Si vous regardez la liste des composants d’un peu plus près, il se peut que vous retrouviez des noms d’ingrédients chimiques issus de la pétrochimie. Or, ces produits, qui sont dérivés du pétrole, sont néfastes pour la santé et une source de pollution aquatique et aérienne durant la totalité du cycle de leur vie. Leur fabrication nécessite l’extraction de matières premières dérivées du pétrole. Durant l’utilisation du produit, des particules chimiques telles que le silicone, les polymères et les huiles minérales sont libérées dans les eaux usées et se déversent finalement dans les océans. Quant à la fin de vie du produit, il est courant que le packaging ne soit pas recyclable.

Pour éviter de tomber dans le piège du greenwashing, voici 4 astuces imparables.

Comment démasquer le greenwashing dans les cosmétiques

1. Reconnaître les vrais labels apposés sur les produits

 

Pour promouvoir l’authenticité et le caractère éco-responsable de leurs cosmétiques, certaines marques affichent des logos trompeurs. Ouvrez bien l’œil ! Parfois, ces logos ont été créés par la marque. C’est notamment le cas des faux logos de labels biologiques qui ne justifient en rien le caractère biologique d’un cosmétique. En effet, une marque qui opte pour un logo factice ou créé à l’occasion de la sortie de son produit, n’a pas fait l’objet d’une étude par un organisme certificateur. Il n’existe donc aucune preuve du caractère biologique de son produit. 

Prêtez donc attention aux faux logos. Voici quelques exemples  :  

Afin de vous assurer qu’un cosmétique est bel et bien biologique, seule la présence d’un logo de label reconnu est une garantie. En effet, les labels prouvent qu’il y a eu une étude complète du produit et que le cosmétique respecte une charte stricte.

Voici différents logos de labels cosmétiques auxquels vous pouvez vous fier en toute sécurité :

Vous souhaitez savoir si l’emballage de votre cosmétique est recyclable ?

Le logo Triman, caractérisé par ses trois flèches, est le logo à repérer. Il apparaît sur la notice, l’emballage ou le cosmétique. Ses trois flèches symbolisent le tri des déchets. Quant à sa flèche circulaire, elle représente le recyclage des déchets qui ont été triés par le citoyen.

À noter : Il existe une confusion à propos d’un logo que l’on retrouve sur de nombreux produits : il s’agit du Point vert. En effet, un grand nombre de consommateurs pensent que la présence du point vert signifie que l’emballage du produit est recyclable. Or, il n’en est rien. En effet, la présence de ce logo signifie seulement que l’entreprise contribue financièrement à la collecte, au tri et au recyclage des emballages. Ce logo, qui porte à confusion, est amené à disparaître.

2. Repérer les éléments de communication utilisés dans le greenwashing

Autre piège : certains messages indiqués sur les cosmétiques peuvent être trompeurs. En fonction des mots employés et du ton du message, certaines formules de langage prêtent particulièrement à confusion et sont trompeuses. C’est notamment le cas des produits dits “naturels“. Qu’est ce qu’un produit naturel ? Prenons l’exemple du pétrole, cette huile minérale d’origine naturelle composée d’une multitude de composés organiques, essentiellement des hydrocarbures. Bien que “d’origine naturelle”, ces huiles minérales sont néfastes pour la santé et l’environnement. Pour certains, la définition d’un “ingrédient naturel” comprendra donc des ingrédients naturels issus de la pétrochimie.

En revanche, dans un cosmétique certifié BIO, on parlera d’ingrédients d’origine naturelle, en désignant uniquement tous les ingrédients naturels qui ne sont pas obtenus à partir de pétrole.

Les cosmétiques non certifiés BIO, peuvent également utiliser les termes “Bio” / “Biologique” de manière partiellement trompeuse. En effet, certains produits peuvent présenter des appellations du type “à base d’huile d’amande BIO”, “riche en beurre de karité BIO” afin que le caractère biologique soit mis en avant aux yeux du consommateur. Or, le cosmétique peut contenir seulement une partie infime de cet ingrédient biologique (exemple : seulement 2% d’huile d’amande douce Bio sur sa composition totale). Cette mise en avant du caractère biologique est donc peu légitime. Pour rappel : afin qu’un cosmétique soit certifié Bio selon le cahier des charges COSMOS ORGANIC, le produit doit contenir au minimum 95% d’ingrédients d’origine naturelle, et au minimum 20% du total de ses ingrédients végétaux doivent être issus de l’agriculture biologique

Autre aspect abusif sur lequel s’attarder : le choix des mots employés. Pour contourner le greenwashing, soyez attentif aux détails, notamment à ce qui est stipulé. Certaines marques usent de qualificatifs pour redorer leurs produits et ont même recours à des abus de langage pour capter notre attention.  En voici un exemple typique : un cosmétique indique que son ingrédient végétal est naturel. Or, c’est un pléonasme, puisque le végétal vient par définition de la nature. 

Il est donc important de rester vigilants afin de repérer les indications qui enjolivent, parfois à tort, les produits de beauté.

3. Prêter attention à l’aspect visuel du cosmétique

Les visuels représentés tels que des dessins de végétaux (feuilles d’arbres, fleurs, etc.) ou encore la planète Terre, peuvent influencer le consommateur dans ses achats. Mais si on analyse mieux le produit, on découvre que sa composition est nocive ou que ses emballages ont un impact négatif sur l’environnement.

Bien entendu, une marque de cosmétiques qui utilise le greenwashing va souvent avoir recours à la couleur verte. Symbole de la nature et du végétal, le vert est devenu une couleur qui a une connotation écologique

Pourtant, l’utilisation de cette couleur sur les produits ne garantit en rien leur éco-responsabilité. 

Il convient donc de trier le vrai du faux. Pour ce faire, vous pouvez lire la composition du produit et chercher les informations capitales – en faveur de l’environnement et de la santé – sur le produit et son packaging.

Si vous remarquez qu’une marque reste évasive sur ses pratiques liées à l’environnement, n’hésitez pas à parcourir le site internet de la marque en question. Vous identifierez rapidement les enseignes qui prônent des valeurs sans toutefois les appliquer. 

4. Détecter les faux atouts promus par certaines marques

Certaines marques laissent volontairement à penser qu’elles sont engagées et adoptent une démarche éthique, alors qu’il n’en est rien. Prenons l’exemple de la mention “non testé sur les animaux”. Cette mention peut être utilisée comme argument marketing en laissant croire que la marque est engagée vers une démarche respectueuse des animaux. Or, cet argument n’est pas légitime puisque tous les cosmétiques ont l’interdiction d’avoir recours aux tests sur les animaux depuis 2013 en Europe. Il n’y a donc pas lieu de mettre en avant cet élément qui est une obligation légale et non un véritable choix et engagement de la part d’une marque de cosmétiques.

Certaines marques misent, quant à elles, sur des emballages minimalistes et éco-conçus, alors que la composition de leurs produits inclut des agents chimiques et polluants. 

Pour connaître plus en détail les pratiques du greenwashing, n’hésitez pas à consulter le guide anti-greenwashing, publié par l’ADEME, l’Agence de la transition écologique.

Avis aux dirigeants d’entreprises : afin de vérifier que votre marque ne fait pas de greenwashing, vous pouvez passer le test proposé par l’ADEME, en cliquant ici !

Vous l’aurez compris, le greenwashing s’illustre de bien des façons. La bonne nouvelle, c’est que l’on peut le détecter. Pour ce faire, rien de mieux que de scanner le produit en prenant en compte ces différents critères : la composition du produit, ses labels et mentions, la nature de son emballage, la communication autour de la marque et sur le produit, ainsi que le packaging et son site internet.

L’objectif est de retrouver des informations qui prouvent la véracité des messages véhiculés par l’apparence du produit. En suivant ces astuces, vous pourrez rapidement déceler le greenwashing  et opter pour une marque de cosmétiques qui place véritablement la préservation de l’environnement au cœur de sa philosophie et de ses actions.

D’ailleurs, que diriez-vous d’une gamme de soins éthiques pour votre visage ? Découvrez les cosmétiques Léonia.